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Des recherches et des essais
Par sagebooker dans Accueil le 30 Décembre 2011 à 16:39Mes recherches et essais...
Article qui fait suite aux constats et aux besoins.
Au vu de la relative liberté pédagogique dont nous jouissons dans l’enseignement spécialisé (limitée il est vrai par le nombre de contraintes administratives, et par notre position entre primaire et secondaire), il y a longtemps que je me suis penchée sur différentes pédagogies, et différentes méthodes d’organisation et gestion de la classe. Parce que les constats et les besoins qui en découlent me trottent depuis des années dans la tête, je ne suis pas restée les bras croisés. Cependant, faute de temps (la première année où je me suis retrouvée à faire français à trois classes, je courais tout le temps, j’oubliais même mes préps et mes copies dans la salle de bain, parce que je travaillais en surveillant le bain de ma fille, laquelle jouait après son bain, par terre, près de mon bureau pour que je continue, bref), faute de temps disais-je, je farfouillais, observais, lisais (mais pas assez)... pas assez pour que je mette en place quelque chose de neuf, qui me corresponde, et fasse progresser les élèves comme je le souhaitais et envisageais qu’il soit possible !
1) Médiation
Notre inspecteur avait un cheval de bataille s’appelant « médiation re-médiation » qu’on nous recommandait en formation. Cette méthode pédagogique ne peut aller sans une organisation type Freinet/coopération, mais moins souple : il faut des ateliers (au moins 4, dans la salle de classe), et travailler sur fiches (ce qui est tout sauf recommandé par la plupart des autres inspecteurs que j’ai croisés, comme quoi…)
On trouve cette organisation dans le livre « Réussir sa classe en ASH », premier chapitre. Elle permet surtout de libérer du temps pour la méthode en elle-même.
Concernant la médiation re-médiation donc, elle est inspirée des travaux sur le cognitivisme et des théories de Vytgotsky.
Elle consiste donc à partir de ce que l’enfant sait faire, trouver les objectifs possibles pour l’enfant (ce qu’il pourrait faire), et travailler avec lui dans sa zone proximale de développement (au plus proche de ce qu’il sait déjà faire, viser l’étape suivante). On le fait soit directement en médiation avec l’enfant, soit avec un groupe d’élèves aux besoins proches. Le médiateur peut aussi bien être le professeur qu’un autre élève.
Après cette médiation, il y a remédiation ou re-médiation si la médiation n’a pas menée vers l’apprentissage souhaité : cela peut être dû à la difficulté de ce qui était demandé, tout comme à une mauvaise évaluation de ce que l’enfant savait déjà faire, ou à une médiation ratée.
Les propositions chez nous visaient à produire une fiche type autour d’un besoin d’un groupe d’élèves, et de trois fiches ensuite selon la réussite de l’élève à la fiche type.
Avantages de cette méthode :
- la médiation donne lieu à un vrai travail de métacognition : c’est primordial chez un élève en difficulté et tellement difficile à mettre en place autrement !
- on est au plus proche des besoins de chaque élève
- on a besoin de les évaluer finement dès le début, et une fois cette évaluation faite, la connaissance de l’élève comme du groupe facilite la programmation des activités comme la fixation d’objectifs.
- on ne travaille qu’avec des groupes d’élèves « homogènes » dans leurs besoins.
- le conflit socio-cognitif est la base de la médiation, et permet vraiment d’avancer (si tant est qu’on ait bien basé la séance sur un apprentissage proche de la ZPD des élèves)
- les élèves tuteurs ne sont pas forcément les mêmes (si on enseigne plusieurs matières)
- on voit les élèves progresser
Inconvénients :
- il faut une organisation de classe très précise, structurée, et être un « dirigeant » hors-pair pour s’assurer que nos zouzous de Segpa travaillent aussi lorsqu’ils sont dans leurs ateliers en autonomie ou sur leurs fiches en autonomie
- on travaille avec des groupes : les projets fédérateurs en groupe classe sont difficiles à mettre en œuvre
- la mise en place des fiches selon les besoins demande presque 3 fois plus de travail à la base, et comme on s’adapte chaque fois, difficile d’en conserver un avantage pour les autres classes ou années suivantes !
- la mise en place des ateliers en autonomie demande un investissement financier conséquent et l’organisation nécessite un espace équivalent à presque une double classe. Autant dire que ce n’est pas pour tout le monde.
Ce qui me gêne :
- on fait progresser chaque élève à partir de là où il est, mais il devient parfois difficile de lever assez le nez pour viser les objectifs à plus long terme dans le courant des apprentissages et de la vie de classe
- on travaille avec des groupes, qui sont sans cesse remaniés en fonction des besoins (un élève Y qui a tel besoin en lecture comme X n’est pas forcément le même que celui qui en orthographe aura tel besoin comme X, etc.) : difficile de faire prendre des habitudes de travail entre eux aux élèves.
- le travail en autonomie est difficilement vérifiable, et donc gérable.
- les ateliers doivent être extrêmement bien conçus et réfléchis pour s’assurer que les élèves y progressent et font des activités différentes (je me rappelle avoir vu un élève ravi de réussir une tâche, et la répéter à chaque cours si on ne le surveillait pas. Son estime de soi y gagnait certes, mais ses compétences n’évoluaient guère).
- le travail sur fiche n’est pas toujours motivant pour les élèves qui rechignent déjà au travail écrit et scolaire… toute jolie et imaginative que soit notre fiche, cela reste une feuille de papier.
- les affichages concernent de tels petits groupes d’élèves que la plupart d’entre eux sont noyés dans les informations données aux murs (surcharge cognitive !)
- il est difficile de penser à l’avance le temps nécessaire à une séance, difficile donc de programmer une journée où les élèves changent de cours… même chose pour les ateliers en autonomie, où tout doit être pensé en fonction de séance courte et/ou en organisant dans l’espace les moyens pour l’élève de garder une tâche en cours (difficile si atelier cuisine par exemple ou peinture ^^)
- selon les apprentissages, il est difficile de créer une vraie séance de médiation. Quand il s’agit de savoirs purs à acquérir (leçon de vie sociale et professionnelle avec des choses à mémoriser par exemple, poésie, etc.), il faut aussitôt penser travail en autonomie, ou retour au groupe classe, qui n’est pas si bien organisé que cela puisque le reste du temps il ne fonctionne pas ensemble !
Disons donc que j’utilise beaucoup cette méthode, faute de mieux et toutefois convaincue de ses bienfaits, mais à ma façon et celle rendue possible par l’organisation interne des Segpa où j’ai bossé.
2) Freinet et autres pédagogies coopératives
Je ne fais pas de topo dessus, vous connaissez tous, et pouvez retrouver à droite à gauche des infos bien plus essentielles et claires que celles que je pourrais exposer ici.
Le site de Bruce Demaugé est le plus bel exemple que je connaisse sur le net de tout ce qui est intéressant, valorisant pour l’élève, et passionnant pour tous dans la mise en place de ces pédagogies. Je lui ai piqué des outils, mais cela ne reste que quelques outils et non une véritable institution en classe des principes mêmes de cette pédagogie.
J’ai lu beaucoup sur les sites québécois de pédagogie de la coopération également, et je suis convaincue de leur intérêt.
Cependant, une fois de plus, ce n’est pas adapté à un fonctionnement collège comme en Segpa. Il y a beaucoup de choses qu’on peut faire, et beaucoup qu’on ne peut pas. La balance entre les deux fait qu’on peut en garder l’esprit dans pas mal d’activités (en sciences, notamment, je navigue entre coopération et main à la pâte), mais pas l’instaurer comme cela pourrait être intéressant…
Du coup, tous les intérêts pour les apprentissages des élèves ne sont plus présents…
Du coup, j’ai mis de côté sauf pour les cas cités (outils, sciences, etc .) et une certaine philosophie (laquelle ne peut s’appliquer que lorsque tous fonctionnent pareil dans l’école, ce qui n’est pas le cas forcément en collège). J'envisageais toutefois d'ajouter un outil à ma pratique : les ceintures.
3) La PMEV
Comme beaucoup, je connaissais le bulletin de la PMEV et la générosité des collègues qui mettent très souvent leurs exercices voire leurs séquences en ligne.
C’est en fouillant sur le net pour trouver les origines de cette pédagogie que j’ai vu à quel point elle pouvait concerner mes élèves : en effet, les constats d’absentéisme, de manque de travail et de motivation, d’ennui, etc qui en sont des bases concernent directement mes élèves.
L’auto-évaluation me semblait également une très bonne idée, pour amener doucement l’élève vers la métacognition, et un recul sur ce qu’il fait, ainsi qu’une meilleure connaissance de lui-même.
Boostée par les débuts de mon blog et la concertation avec des collègues comme Loustics qui se lançaient l’année dernière, j’ai en partie tenté l’expérience.
Avantages (pour mes classes) :
- une fois de plus, on est au plus près des difficultés de chacun
- une fois de plus, le tutorat est à l’honneur
- une fois encore, on peut s’assurer des progrès individuellement
- le concept de petites périodes s’accorde tout à fait avec ce qu’on peut faire dans l’ASH : viser quelques compétences et savoirs, les programmer pour une période (exemple : vacances à vacances), puis évaluer et reprendre (remédiation) ce qui n’a pas fonctionné ou pas été fini.
Inconvénients (pour mes classes toujours) :
- j’ai instauré des plans de travail pour les élèves de la classe la moins peuplée : 12 élèves = 6 plans de travail différents, se recoupant selon les domaines… une soixantaine de fiches exercices donc à gérer, numérotées pour que je m’y retrouve, et je ne m’y retrouvais pas forcément, ceci par période de deux trois mois.
- on ne peut pas mettre en place tous les éléments de la PMEV : comment un élève pourrait-il aller au tableau expliquer son cheminement et raisonnement alors qu’en se basant sur les besoins et les difficultés propres à chaque élève, on a créé un plan de travail individualisé ? Même chose pour le tutorat et tout ce qu’on peut apprendre des procédures d’un autre…
- on perd donc tout l’intérêt du bilan notamment !!
- l’auto-évaluation est difficile à mettre en œuvre avec des élèves qui n’entrent pas dans l’abstraction, n’ont pas de recul et ont une image d’eux très dévalorisée. Ils ne séparent absolument pas leur apprentissage en cours de leur propre être.
Selon le bulletin de la PMEV, au sujet de l’hétérogénéité : « La classe fonctionnant en PMEV est donc fondée sur une certaine hétérogénéité, mais une hétérogénéité mesurée, orientée, provoquée en quelque sorte et qui, pour devenir et rester fonctionnelle, restera limitée et contrôlée ». Celle d’une classe de Segpa permet difficilement de rester fonctionnel.
4) Mon gloubi-boulga
Avec ma classe test (12 élèves sympas et a priori bosseurs), j’ai donc mixé un peu tout ça : les plans de travail de la PMEV pour que mes élèves bossent en travail individuel pendant que je faisais une séance de médiation avec d’autres, tout en mettant en place des ateliers autonomes avec des programmes individuels précis, et une gestion individuelle de ce qu’ils devaient rendre, etc.
Est-ce que cela fonctionnait ?Plus ou moins : la plupart des élèves étaient en activité.
Est-ce qu’ils progressaient ?Ceux qui étaient en médiation avec moi : oui, mais seulement sur le point précis de la médiation.
Ceux qui étaient en atelier faisaient pour faire, puisque c’est ce que j’attendais d’eux et qu’ils étaient relativement sérieux et scolaires dans cette classe. Difficile de voir des progrès en écriture par exemple, puisque ce travail n’était jamais repris individuellement ou en groupe sur les points nécessaires.
Ceux qui étaient en travail individuel : même chose. Les exercices étaient faits, et souvent bons, mais le concept travaillé jamais transféré. Il ne faisait donc jamais sens pour les élèves.
Est-ce que cela me permettait de suivre tous les élèves ?Oui et non : oui je les suivais de près, tous et individuellement, mais sur des points précis uniquement. Exemple en lecture : X sur le déchiffrage, Y sur la compréhension fine, Z sur la fluence, etc., à imaginer dans tous les domaines…
Je les suivais tous mais de façon parcellaire. Dommage.
Quels avantages ? Quels inconvénients ?- une connaissance précise des difficultés des élèves MAIS une gestion d’une partie seulement de ces difficultés (par moi ou un autre)
- des méthodes de travail avec les élèves variées et permettant d’éviter l’ennui (à eux comme à moi) MAIS une méthode peu lisible pour les deux, compliquée voire impossible à gérer pour une classe plus nombreuse et/ou avec des élèves difficiles
- les élèves savent qu’ils peuvent compter sur une aide, des explications, etc. MAIS ont du mal à gérer l’attente de leur « tour » en remédiation ou des moments d’entretien individuel possible.
- les élèves sont en activité MAIS certaines activités demanderaient plus d’explicitations, de précision, de sens, et les élèves les font parce qu’il faut les faire !
- les élèves travaillent et progressent MAIS pas dans tous les domaines, et hélas, ont parfois l’impression de ne pas pouvoir souffler, donc grognent un peu et finissent par rechigner alors que la quantité de travail n’est pas différente
- les projets fonctionnent encore mieux mais ne sont pas vus dans leur globalité par chaque élève.
- je suis toujours en contact avec les élèves MAIS je perds la classe de vue : je cerne les personnalités mais plus du tout ce qui fait le groupe classe
- j’explique à l’un mais pas à l’autre, ce qui pourrait pourtant lui profiter tout autant.
- je me sens incapable de provoquer ce changement dans 3 classes différentes en même temps, et donc pour 45 individus : je suis incapable de gérer la quantité de préparation nécessaire, et la supervision de chacun en tant qu’individu avec ses difficultés, malgré tous les outils mis en place pour eux et pour moi (tableaux de suivi, etc.)
Voilà où j'en étais à la fin de l'année scolaire dernière... prête à repartir pour mon mix à moi, à adapter à chacune de mes classes, en ajoutant quelques outils comme les ceintures... ce que j'ai commencé à préparer cet été.
Et c'est en préparant donc tout cela, pas totalement convaincue, mais en songeant que c'était ce que je pouvais mettre en place de plus adapté aux élèves, à ma façon de voir le boulot, et aux difficultés extérieures entr'aperçues pendant l'année, que j'ai découvert les blogs de Zazou, Madame Bernice et Alet, qui m'ont relancée vers l'explicite, utilisé déjà dans la gestion de classe depuis la découverte l'année passée de Thecornerstone for teacher.
Tags : recherche, pédagogie, mise en place, pmev, freinet, coopération, coopératives, méthodes, médiation, remédiation
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Commentaires
En fait, je ne suis pas d'accord avec une opposition complète entre les pédagogies explicites (dont je n'avais jamais entendu parler, mais bon, vu ma formation à 2 balles, hein), et les socio-constructivistes : en sciences notamment, j'aime autant que les enfants expérimentent, observent, testent, tentent, proposent, etc. Il est toujours temps après de mettre en commun et d'ajouter quelques connaissances... mais en lecture, j'ai trouvé-là ce qui me manquait !
ce que je comprends aussi, après tout, on est bien placées pour savoir que pas un môme ne fonctionne pareil, donc il n'y a pas de modèle type. Mais avec le fonctionnement en atelier type daily 5, même s'il faut que j'adapte encore, il y a aussi ces longs moments où tu peux justement gérer l'hétérogénité en allant voir les mômes un par un... tel que je fonctionnais jusqu'à maintenant, j'avais maximum 10/12 minutes par môme tous les mois au mieux, dans les classes que je gérais le mieux et où j'avais le moins d'élèves. Alors il fallait choisir ce que je souhaitais travailler avec lui ou discuter avec lui...
Bref, tout est encore en cours... et en réflexion !
Voilà, Sage, tu as mis le doigt dessus. Tu as besoin de trouver la structure qui te convienne et sur laquelle tu te reposeras. Du moment où tu auras trouvé la structure qui te convienne, tu pourras adapter le reste pour que ça colle à tes besoins...
L'enseignement explicite et l'enseignement stratégique sont des outils à exploiter au même titre qu'un autre (comme tu l'expliques bien dans ton article) et il convient de noter qu'ils s'inspirent de recherches sur le fonctionnement du cerveau. Elle ne se réinvestit pas nécessairement dans tous les domaines d'enseignement (comme tu le notes bien également), car les enfants ont leur propre système d'apprentissage sans oublier que le français et les mathématiques ne "s'apprennent" pas de la même manière... Il y a des domaines dans lesquels les enfants expérimenteront et apprendront ainsi à leur plein potentiel alors que l'enseignement explicite n'est pas recommandé pour ce domaine-là.
C'est vraiment intéressant de lire tes réflexions!!!
Et bien tu cogites dur
!Mais c'est super intéressant ! Et tu vois moi je ne suis qu'en ce2 ! N'empêche que moi aussi j'essaye à mon humble niveau de modifier les choses....Et je trouve cela passionant!Allez "yes"!
Ah ça tu l'as dit! Bon nombres de tes reflexions sont valables même au primaire...C'est pour cela que j'adore ton blog et tes questi
nnementset puis vous avez plus d'élèves, et plus d'heures également !!
Sans compter une organisation très différente... sincèrement, je trouve mes billes bien plus chez les collègues de primaire que chez mes propres collègues, et d'ailleurs vu la pertinence de tes remarques chaque fois que je te lis, j'attends de voir enfin ton blog un jour !!

Euh ....Suis pas assez douée en informatique
. Bon pour être sincère je suis même une vraie "quiche", c'est pourquoi je balance des travaux chez des collègues qui ont la gentillesse de les mettre en ligne. Pour l'instant suis "tannée" par ma conseillère péda pour préparer le cafi.Bon je réfléchis! Allez maintenant je vais lire tes dernières nouveautés
Dommage... ça m'intéresserait de te suivre d'autant plus si tu te lances dans le CAFi mais tu auras d'autant moins de temps pour un blog, j'imagine ^^
Si nous sommes tous/toutes sur ce type de plateforme de blog, c'est justement parce que tout y est simplifié ;-)... et ensuite entre nous sur le forum, on s'échange nos astuces quand on n'arrive plus à bidouiller seul.

Si vraiment j'ose me lancer dans le cafi, c'est promis tu auras la primeure de mes recherches
( ce sera un travail sur la grammaire)15PetipythieVendredi 3 Février à 15:35Wahouh..passionnant...Je me retrouve bcq dans tout ce que tu dis, dans tes qtionnements...
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Ah, l'enseignement l'explicite ;), sujet de memoire d'une de mes collegues de CAFI, et cheval de bataille de quelques formateurs CAPA-SH!